Contexte géologique et systèmes volcaniques de la péninsule de Reykjanes
La péninsule de Reykjanes (au sud-ouest de l’Islande) est une zone de rift* très active, située à la jonction entre la plaque nord-américaine et la plaque eurasiatique. Cette région volcanique comprend comporte 6 systèmes volcaniques distincts avec d’Ouest en Est : Reykjanes, Eldvörp-Svartsengi, Fagradalsfjall, Krýsuvík, Brennisteinsfjöll et Hengill (voir carte ci-après). Si les éruptions de 2021, 2022 et 2023 font partie du système de Fagradalsfjall, l’intrusion magmatique du 10 novembre 2023 (et les éruptions qui suivront à partir du 18 décembre 2023) appartient à celui de Eldvörp-Svartsengi. Ces systèmes volcaniques peuvent entrer en éruption indépendamment les uns des autres. Historiquement, la péninsule n’avait pas connu d’éruptions pendant près de 800 ans après les “Reykjanes Fires” du 13ème siècle.
** Un rift est un fossé d’effondrement se localisant le long d’une fracture de l’écorce terrestre lors d’un processus d’extension. L‘Islande est en effet située à cheval sur deux plaques tectoniques, la plaque eurasienne et la plaque nord-américaine. On oppose le terme de rift aux zones de subduction (telle que les zones montagneuses par exemple).
Les systèmes volcaniques de la péninsule de Reykjanes
Le début d’un nouveau cycle éruptif : Les éruptions de Fagradalsfjall (2021-2023)
Le 19 mars 2021, après des mois de secousses sismiques, une fissure s’ouvre à Geldingadalir et le volcan Fagradalsfjall se met en éruption, marquant la fin d’une longue période de dormance sur Reykjanes. Cette éruption dure environ 6 mois, attirant des visiteurs du monde entier et devenant célèbre pour ses coulées de lave rougeoyantes, les différentes phases (et pauses) du cratère principal et le fabuleux spectacle accessible par tous. Pour en savoir plus sur cette éruption, rendez-vous ici.
Deux courtes reprises éruptives ont eu lieu ensuite : en août 2022 (à Meradalir) et juillet 2023 (à Litli-Hrútur), toujours dans le système volcanique de Fagradalsfjall.
Ces événements ont lancé une nouvelle phase volcanique sur Reykjanes — parfois qualifiée de Feux de Reykjanes (en référence aux Feux de Krafla dans les années 70).
Phase intense d’activité autour de Grindavík : Les éruptions de Sundhnúkagígar (depuis décembre 2023)
Le 10 novembre 2023, une importante série de séismes conduit à l’évacuation d’urgence de la ville de Grindavík et à la formation de fissures majeures. En cause, une massive intrusion magmatique qui entrainera des déformations du sol. Cette fois-ci, c’est le système d’Eldvörp-Svartsengi qui se réveille.
À partir du 18 décembre 2023, une série d’éruptions éclate sur la chaîne de cratères de Sundhnúkagígar située dans le système Eldvörp–Svartsengi :
- Le 18 décembre 2023 – une première éruption éclate et dure 3 jours, ce sera la première d’une longue série.
- Entre janvier et novembre 2024 – six éruptions de durées variables éclatent et s’enchaînent. L’éruption de janvier est particulièrement marquante car les coulées de lave atteignent les maisons du nord de Grindavík et 3 seront complètement détruites. L’éruption du mois de novembre est elle aussi particulièrement marquante car elle détruira le parking du Blue Lagoon en quelques minutes.
- Avril et juillet 2025 – le rythme des éruptions se réduit et il n’y aura qu’une courte éruption de quelques heures le 1er avril (un beau poisson d’avril de mère nature) et une autre un peu plus longue en juillet d’environ 21 jours avec une émission importante de gaz.
Au total, neuf éruptions ont été recensées entre décembre 2023 et juillet 2025 dans cette série.
Caractéristiques et conséquences des éruptions récentes
Les éruptions sur Reykjanes sont généralement de type fissural effusive (coulées de lave), produites par des fissures et plusieurs évents (cratères qui se forment à mesure que l’éruption dure).
Les impacts sont très localisés avec des séismes fréquents, pouvant malgré tout être ressentis jusqu’à Reykjavík, des déformations du sol, destruction d’infrastructures (maisons, routes, parkings, canalisations) . Par ailleurs, les éruptions engendrent des émissions de gaz volcaniques (dioxyde de soufre notamment) parfois importantes, affectant la qualité de l’air localement, sur l’île voire au-delà sur l’Europe.
L’Office météorologique islandais et d’autres institutions surveillent en continu la sismicité, l’inflation du sol, les émissions gazeuses et les données GPS afin d’évaluer les risques et détecter les intrusions magmatiques avant les éruptions probables. Un compte-rendu est publié toutes les 2 semaines pour informer de la situation. Des webcams sont également publiques et permettent de surveiller la zone, qu’il y ait une éruption ou non.
Quel avenir pour le volcanisme à Reykjanes ?
Les scientifiques considèrent que depuis 2021 un nouveau cycle éruptif est bien en cours sur Reykjanes, avec des phases d’intrusion de magma et des éruptions réparties entre différents systèmes volcaniques (Fagradalsfjall, Svartsengi/Eldvörp). Cette activité rappelle les cycles passés (comme ceux de 1210–1240), même si son évolution reste difficile à prévoir précisément : il est possible que de nouvelles intrusions ou éruptions se produisent dans les semaines, les mois ou les années à venir sur Reykjanes.
En résumé
- 2021-2023 : réveil volcanique majeur avec l’éruption de Fagradalsfjall et ses reprises.
- Fin 2023-2025 : série intense d’événements sur les cratères de Sundhnúkagígar avec plusieurs éruptions et intrusions magmatiques.
- Aujourd’hui (2026) : pas d’éruption active, mais le magma continue de s’accumuler sous certaines zones et la surveillance reste accrue.
Pour suivre les informations liées au volcanisme en Islande, n’hésitez pas à consulter notre page dédiée : https://icelandicfrenchies.com/volcanisme-en-islande/
Évaluation des risques à long terme sur la péninsule de Reykjanes
L’Office météorologique islandais (OMI) a publié le 21 avril 2026 une étude présentant l’évaluation des risques à long terme liés au volcanisme sur la péninsule de Reykjanes. L’objectif de ce projet est de réaliser une évaluation complète dans les zones concernées, où l’on dénombre 16 municipalités et un certain nombre d’infrastructures.
En résumé, les scientifiques indiquent que :
- Parmi les 10 % des zones les plus susceptibles d’être impactées sur la péninsule de Reykjanes figurent deux zones urbaines (Grindavík et Hveragerði), quatre centrales électriques et deux réservoirs d’eau. La majorité de la région de la capitale se situe dans une zone où la probabilité de coulées de lave est classée comme « très faible » ou « faible »
- Les résultats des évaluations des risques à long terme ne permettent pas de déterminer ce qui constitue un « risque acceptable » pour les résidents ou les activités dans la région.
- Cette évaluation ne vise pas à prédire le lieu et la date de la prochaine éruption, ni la présence éventuelle de lave dans une zone donnée au cours des prochaines années. Son principal objectif est de réduire les dommages, notamment aux infrastructures. Les résultats constituent une contribution importante à la planification de l’aménagement du territoire et de l’urbanisation.
- Cette évaluation ne remplace pas les évaluations des risques à court et moyen termes, publiées tous les 15 jours dans la région de Sundhnúkagígar.
- Parallèlement à ces rapports, l’Office météorologique islandais a mis en ligne un site web et une carte interactive (actuellement disponible en islandais mais traduisible via les navigateurs : https://gottvedur.is/eldfjallava/)
- Les deux rapports publiés le 21 avril s’inscrivent dans le cadre du vaste projet de l’OMI visant à évaluer de manière cohérente les risques volcaniques sur l’ensemble de la péninsule de Reykjanes. Ce projet a été lancé début 2024 et s’achèvera l’année prochaine avec de nouveaux rapports sur d’autres thématiques.
Résultats détaillés concernant les secteurs exposés aux coulées de lave
La majeure partie de la péninsule de Reykjanes est recouverte d’anciens champs de lave plus ou moins récents. Sept systèmes volcaniques, s’étendant de Reykjanestá à l’Ouest jusqu’à Ölfusá à l’Est, façonnent le paysage de la péninsule. Les scénarios présentés dans les rapports publiés, basés sur les données géologiques de la zone, sont modélisés. Les résultats permettent d’évaluer la probabilité d’éruptions et d’identifier les zones exposées aux coulées de lave.
L’objectif de l’évaluation des risques à long terme n’a pas pour vocation à anticiper l’évolution précise d’un éventuel prochain événement. Les résultats de ces évaluations indiquent les sites d’éruption probables et les zones affectées par les coulées de lave. Elle se base sur l’histoire volcanique de la région. De plus, les scientifiques précisent que les risques sont plus élevés au niveau du centre des systèmes volcaniques et au niveau de la limite des plaques tectoniques.
Ainsi, il est fait état que la ville de Grindavík ainsi que les 4 centrales électriques de la péninsule de Reykjanes sont situées dans des zones où la probabilité d’événements volcaniques est estimée considérable, voire très élevée.
Carte géologique de la péninsule de Reykjanes (Kristján Sæmundsson et al., 2016) incluant les nouveaux champs de lave de 2021 à 2025. Les sept systèmes volcaniques sont délimités par une ligne pointillée. Ces systèmes diffèrent par leur taille et le nombre de coulées de lave connues, ce qui laisse supposer une productivité et une intensité éruptives variables. Source : Veðurstofa Íslands.
Cas particulier de la zone de Sundhnúkagígar
A noter que l’évaluation des risques à long terme ne remplace pas l’évaluation des risques actuelle et publiée par l’Office météorologique islandais lors des mises à jour de la situation volcanique sur Sundhnúkagígar.
En effet, cette dernière présente la probabilité d’événements susceptibles de se produire en se fondant sur les dernières données disponibles de l’activité dans la région. Selon cette évaluation, par exemple, le risque d’éruptions au sein du Svartsengi est considéré comme faible.
La carte d’évaluation des risques à long terme illustre, quant à elle, la probabilité d’éruptions sur l’ensemble de la péninsule de Reykjanes. Elle indique si cette probabilité est plus élevée dans une zone plutôt que dans une autre. Ainsi, ce rapport indique que la probabilité d’éruptions est plus élevée au centre des systèmes volcaniques et à l’endroit où ils traversent les limites des plaques tectoniques sur la péninsule de Reykjanes, comme à Svartsengi.
Le fait que la carte d’évaluation des risques à long terme indique une probabilité « élevée » d’éruptions dans certaines zones signifie que cette probabilité est dix fois supérieure à celle des zones où elle est jugée « faible ». Ceci s’explique par le fait que cette carte n’évalue pas la probabilité d’une éruption sur la péninsule dans les années à venir, ni son emplacement, mais seulement les zones où elle est la plus probable.
Lorsqu’un système volcanique présente une activité comparable à celle observée au Svartsengi, l’évaluation des risques à long terme n’est plus valable et une évaluation à court terme, basée sur des données en temps réel, prend le relais. Il est donc important de comprendre que pour la région du Svartsengi et de Grindavík, c’est l’évaluation des risques à court terme qui est applicable, et non celle à long terme.
Quatre scénarios illustrent les zones susceptibles d’être exposées aux coulées de lave
Quatre scénarios sont proposés en fonction de la probabilité de coulées de lave. Ces scénarios, ainsi que leurs paramètres, servent de base au modèle de simulation des coulées de lave pour évaluer cette probabilité. Ce modèle s’appuie sur les données et l’expérience accumulées lors des éruptions observées dans les systèmes volcaniques de Fagradalsfjall et de Svartsengi entre 2021 et 2024. Il permet de simuler le comportement des coulées de lave issues de ces événements.
Chaque scénario présenté dans les rapports repose sur les résultats de nombreuses simulations. Le scénario « Débit – lave moyenne » est celui qui a l’impact le plus important. Les couleurs foncées indiquent une plus grande probabilité d’exposition à une coulée de lave que les zones claires. Il ne s’agit pas de prédire la probabilité d’écoulements de lave dans une zone donnée au cours des prochaines années. Source : Veðurstofa Íslands.
L’analyse du scénario présentant l’impact le plus important montre que la majorité de la région de la capitale se situe dans une zone où la probabilité de coulées de lave est classée comme « très faible » ou « faible ». Les modèles démontrent également qu’ils reproduisent fidèlement les trajectoires historiques des coulées de lave vers la région de la capitale, résultant d’éruptions antérieures sur la péninsule de Reykjanes. Ces coulées proviennent principalement de deux systèmes volcaniques : Krýsuvík et Brennisteinsfjöll.
On constate ici que la majorité des projections actuelles concernant la région de la capitale se situent dans une zone où la probabilité d’une coulée de lave est jugée « très faible » ou « faible ». Les résultats des modèles de coulées de lave reflètent les trajectoires connues des coulées vers la région de la capitale, comme le montre la comparaison de ces images. L’image de droite illustre la lave qui a coulé dans la région de la capitale lors d’événements anciens. L’image de gauche présente les trajectoires possibles des coulées de lave, telles qu’elles apparaissent dans les calculs du modèle pour le scénario ayant l’impact le plus important (Débit – lave moyenne). Source : Veðurstofa Íslands.
Deux centres urbains, Grindavík et Hveragerði, se trouvent dans des zones à très haut risque, c’est-à-dire parmi les 10 % les plus exposés aux coulées de lave. Grindavík est particulièrement vulnérable, avec un risque très élevé de coulées de lave et une forte probabilité d’éruption. La situation de Hveragerði diffère : cette ville n’est considérée à haut risque qu’en raison des coulées de lave potentielles.
Une partie de Hafnarfjörður se situe à environ un kilomètre des zones à très haut risque de coulées de lave.
Il apparaît également que des infrastructures critiques, telles que quatre centrales électriques et deux réseaux d’eau potable, sont localisées dans ces zones à très haut risque.
En bref, le volcanisme sur la péninsule de Reykjanes en quelques points
La péninsule de Reykjanes est-elle encore active aujourd’hui ?
La péninsule de Reykjanes est toujours considérée comme active (à ne pas confondre avec en activité). Même en l’absence d’éruption, les données de surveillance montrent que du magma continue de s’accumuler dans la chambre magmatique de Svartsengi. Depuis 2021, la région est entrée dans un nouveau cycle éruptif. L’Office météorologique islandais surveille en permanence la zone afin de détecter tout signe précurseur d’une nouvelle éruption. Il publie des mises à jour plusieurs fois par mois pour informer le grand public.
Quand est-ce que la prochaine éruption aura lieu ?
Il est impossible de prévoir une date précise pour la prochaine éruption sur la péninsule de Reykjanes. Les scientifiques peuvent toutefois identifier des signaux annonciateurs, comme une augmentation de la sismicité ou des variations de pression dans les forages des centrales géothermique. Une nouvelle éruption peut donc survenir dans les jours, les semaines, les mois ou les années à venir, mais tant que l’éruption ne débute pas, il est impossible de connaître la date exacte.
Les éruptions de la péninsule de Reykjanes sont-elles dangereuses pour les voyageurs ?
Dans la majorité des cas, les éruptions de Reykjanes ne présentent pas de danger direct pour les voyageurs, à condition de respecter strictement les consignes de sécurité. Les éruptions ont eu des conséquences localisées, et à ce jour, il n’y a eu aucune conséquence sur l’aviation et aucun vol n’a été annulé à cause de ces éruptions. Localement, les zones à risque sont en général rapidement fermées par les autorités islandaises pour évaluer la situation. Les principaux dangers sont les suivants : les gaz volcaniques (notamment le dioxyde de soufre), les coulées de lave, la formation de nouvelles fissures éruptives et le sol instable.
Les infrastructures touristiques, routes et sites visitables sont gérés de manière très encadrée, et les informations officielles sont mises à jour en continu. Voyager en Islande pendant une phase d’activité volcanique reste donc sûr, à condition de s’informer et de suivre les recommandations locales.
Peut-on aller visiter les sites des éruptions ?
Il est tout à fait possible de visiter certains des sites des éruptions sur la péninsule de Reykjanes, mais uniquement lorsque les conditions de sécurité le permettent et que les autorités islandaises autorisent l’accès. Tous les sites ne sont pas visitables (comprenez tous les sites n’ont pas été aménagés pour le public), et les règles peuvent évoluer rapidement en fonction de l’activité volcanique du secteur. Vous pouvez visiter le site de Fagradalsfjall qui vous permettra de découvrir les champs de lave encore fumants des différentes éruptions successives.
Nous proposons des excursions guidées vers Fagradalsfjall, permettant de découvrir le site et ses abords, ainsi que les sites des éruptions plus récentes, avec une lecture du paysage volcanique et des explications sur les différentes phases éruptives, tout en bénéficiant de notre expérience et de nos connaissances sur ces éruptions. Ces randonnées se font à la journée avec une distance variable selon le point d’observation et en fonction du niveau des participants. Plus d’informations sur notre site.
Comment visiter les sites des éruptions ?
Vous y accédez facilement depuis plusieurs parkings :
- le parking P2, d’où vous pourrez marcher vers le champ de lave de Nátthagi, observer la lave encore fumante puis grimper sur Langihryggur et observer depuis les hauteurs l’immense champ de lave de la vallée de Nátthagi et de Geldingadalir ainsi que le cratère principal de 2021. Ce parking est conseillé pour ceux et celles qui souhaitent simplement aller voir le champ de lave de Nátthagi.
- Le parking P1, d’où vous pourrez grimper sur le chemin A vers le champ de lave de Geldingadalir et observer le cratère qui s’est formé en 2021. En route et depuis le plateau, vous pourrez également observer les champs de lave des éruptions de Sundhnúkagígar de 2024 et 2025. En continuant la randonnée sur les plateaux, vous pouvez également aller jusqu’à la vallée de Meradalir, voir les autres petits cratères qui s’étaient formés lors de l’éruption de 2021 et le cratère qui s’est formé en 2022. C’est le lieu de départ que nous vous conseillons fortement si vous souhaitez faire une belle randonnée. Par beau temps, ce sentier vous permettra de voir comment les éruptions ont profondément modifié et marqué le paysage.
Attention tout de même, vous devrez bien respecter les conditions de sécurité pour partir randonner sur le site de Fagradalsfjall, il est en effet impératif :
- de rester sur les sentiers balisés,
- de vérifier la qualité de l’air (lorsqu’il n’y a pas d’éruption en cours, vérifiez tout de même, a minima, la direction des vents dominants sur vedur.is),
- de s’informer via les mises à jour officielles de l’Office météorologique islandais ou sur notre site.
Une visite sans guide reste possible sur certains sites, mais elle se fait sous la responsabilité du visiteur, dans un environnement naturel potentiellement instable. Si vous recherchez une excursion guidée, n’hésitez pas à faire appel à nos services.












