Vie sauvage

l'Islande, un sanctuaire insoupçonné

Si l’Islande est célèbre pour ses paysages grandioses, elle abrite aussi une faune sauvage riche et diversifiée. Le petit renard arctique, seul mammifère terrestre endémique de l’île, partage son territoire avec les rennes dans l’Est du pays mais aussi et surtout avec des millions d’oiseaux. L’océan est le royaume des mammifères marins qui profitent de l’abondance des poissons pour se nourrir. S’ils ne sont pas vraiment sauvages, à part peut être de part leur caractère, il est difficile de ne pas mentionner le cheval et le mouton islandais, eux qui tiennent une si grande place dans le paysage !

Des myriades d'oiseaux

Isolée au milieu de l’Atlantique nord, l’Islande héberge une vie sauvage riche et diversifiée. Les prédateurs terrestres y étant rares, l’île accueille des millions d’oiseaux qui viennent s’y reproduire à la belle saison. Macareux moine, sternes arctiques, pluviers dorés, bécassines des marais, pingouins tordas, guillemots de Troïl ou encore mouettes tridactyles viennent pour la saison des amours en été y nicher, profitant ainsi des immenses étendues vierges que l’Islande a à offrir. L’hiver étant particulièrement long à ces latitudes, l’arrivée du pluvier doré est célébrée comme un événement par les Islandais, puisque ce dernier annonce le printemps et un climat que l’on espère plus clément. A partir du mois de mai, les côtes et falaises islandaises sont peuplées par des millions d´oiseaux, bénéficiant de l’océan et de ses eaux poissonneuses. Dans les terres, les zones marécageuses et humides rassemblent des milliers de canards comme le canard plongeur, le canard souchet, les plongeons imbrin et catmarin ou encore l’endémique garrot d’Islande.

L'océan, royaume des mammifères marins

Les eaux islandaises regorgeant de poissons, elles accueillent de nombreux mammifères marins. Vivant presque toujours en colonies, les phoques apprécient tout particulièrement de se prélasser à marée basse hors de l’eau sur un rocher. S’ils sont parfois timides et craintifs, certains sont très curieux lorsque des visiteurs s’approchent d’eux. La colonie la plus célèbre est sans doute celle qui peuple la lagune de Jökulsárlón, les phoques aimant se prélasser sur les icebergs sous le regard enchanté de ses visiteurs.
Les côtes islandaises sont aussi réputées pour être le refuge de plusieurs espèces de cétacés tels que la baleine de Minke (la plus couramment observée), la baleine à bosse, la baleine bleue, le dauphin à bec blanc ou encore les orques pour ne citer que quelques espèces. Si plusieurs excursions en mer permettent de tenter de les observer, la saison idéale se situant entre mai et septembre, il est parfois aussi possible de les voir depuis la côte ; il nous a été donné l’occasion à plusieurs reprises d’observer des groupes d’orques nageant proche des côtes du parc national de Snæfellsjökull au large de Málariff ou de Djúpalónssandur !

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Le territoire du renard polaire

Le renard arctique est arrivé sur l’île il y a environ 10000 ans en traversant les océans, à l’époque gelés, bien avant que les vikings ne colonisent l’Islande. Seul mammifère endémique de l’île, et plus petit en taille que son cousin le Renard roux, il arrive grâce à sa très dense fourrure, à survivre au climat rude et hostile qui règne en Islande. Les renards arctiques ont colonisé les habitats côtiers, où ils peuvent se nourrir des œufs ou des oisillons qu’ils chassent en été, ou des carcasses de poissons qu’ils trouvent dans les laisses de mer à marée basse. Si seulement quelques milliers d’individus peuplent le pays, il est tout à fait possible de les observer dans leur habitat naturel comme dans l’hostile et difficilement accessible réserve naturelle d’Hornstrandir. En ouvrant l’œil, vous pouvez parfois les observer se baladant sur le bas-côté de la route en quête de nourriture.

Des troupeaux de rennes !

Souhaitant reproduire un style de vie proche des cousins suédois et norvégiens, les rennes ont été introduits à la fin du 18ème siècle. À présent livrés à eux-mêmes, on les retrouve exclusivement dans l’Est du pays, profitant de « forêts » un peu plus nombreuses et d’espaces vierges inhabités.
Ils sont toutefois limités dans leurs déplacements par la présence de langues glaciaires et ils ne sont observables qu´à l´Est du pont qui enjambe l’estuaire de la lagune de Jökulsárlón. Leur observation n’est jamais garantie mais comme pour toute la faune qui peuple l´Islande, il faut savoir garder un œil ouvert !

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Les premiers habitants en nombre de l'île

Parmi cette riche vie sauvage, d´autres animaux peuplent la petite île du Nord. Arrivé avec les premiers colons vikings à la fin du 9eme siècle, le cheval islandais en est un bon exemple. Il a été choisi pour sa petite taille et sa robustesse, deux qualités indispensables pour supporter les rudes conditions de la traversée en mer… et de l´île ! D´un caractère fougueux, il est aussi sauvage que ses habitants même s´il préfère vivre en groupe, en compagnie de ses congénères.
Tout comme son cousin éloigné, le moutons islandais a lui aussi été amené en Islande à l’époque de la colonisation. Provenant de la lignée des Spælsau norvégiens, il est trapu, de taille moyenne et possède de courtes pattes, ce qui l´aide à survivre au climat insulaire très rude. Tout comme le cheval, le mouton islandais est assez sauvage et à l´arrivée des beaux jours, il part paître dans les plateaux au cœur des montagnes des Hautes Terres, ne retournant près des fermes qu´à l’automne, lors de la cérémonie traditionnelle du Réttir.

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